L’accouchement

Les signes avant-coureurs de l’imminence de l’accouchement sont bel et bien présents... Vous y êtes : les contractions utérines sont de plus en plus rapprochées, de plus en plus longues et de plus en plus douloureuses. Tic tac tic tac... top départ pour la maternité : l’arrivée de bébé ne devrait plus tarder ! Le scénario de votre accouchement, vous l’avez déjà imaginé des centaines de fois... Oui mais cette fois-ci, le grand jour est vraiment arrivé, vous êtes sur le point de rencontrer bébé ! Zoom sur cet événement... marquant et parfois angoissant ?!

Comment se déroule un accouchement ?

L’accouchement ? Une véritable source de stress et de questionnements, surtout lorsqu’il s’agit d’un premier bébé ! Des sentiments paradoxaux germent et s’entremêlent dans votre esprit : excitation, peur d’avoir mal, stress... Pas de panique ! Un accouchement se déroule en trois phases bien distinctes : la dilatation, l’expulsion et la délivrance. Le chemin qui mène vers l’enfantement n’est pas le même pour toutes les femmes, pourtant les sentiments que nous ressentons sont bel en bien similaires. Que va-t-il se passer une fois que vous serez arrivée à la maternité ? Comment se déroule un accouchement ? Est-ce douloureux ? Zoom sur cet événement...

Avant de partir pour la maternité, assurez-vous de réunir l’ensemble des papiers nécessaires : carte de groupe sanguin, carte vitale, carte de mutuelle. Mettez le futur papa à contribution : Messieurs n’oubliez pas de mettre dans le coffre de la voiture la valise de bébé et la valise de maternité.

L’arrivée à la maternité

Tout d’abord, gardez en tête qu’il est important de rester calme et détendue. Le stress provoque la contraction des muscles, ce qui augmente les douleurs du travail.

Accouchement : arrivée à la maternité

Une fois arrivée aux urgences de la maternité, la future maman est directement prise en charge par une sage-femme. Elle vous posera un certain nombre de questions qui lui permettront d’évaluer l’avancement du travail : la fréquence de vos contractions utérines, la perte du bouchon muqueux, l’éventuelle perte des eaux ainsi que votre état d’esprit de manière générale.

Les examens de routine habituels sont ensuite effectués, notamment une analyse d’urine, la prise de la tension artérielle ainsi qu’un contrôle de la température. La position du foetus est vérifiée : c’est la présentation de l’enfant qui permet de déterminer à l’avance le déroulement d’un accouchement. Vient ensuite une étape cruciale : la vérification du col de l’utérus... L’état du col permettra à la sage-femme de connaître l’heure approximative de l’accouchement. Cette vérification vous amènera soit en salle de préparation, soit directement en salle de travail.

- Dans la plupart des cas, la mise en travail se déclenche spontanément suite à la survenue de contractions. Ce sont elles qui influent sur la dilatation du col. Dès lors, on parle de la première phase : la dilatation. Si vous endurez le va-et-vient des contractions utérines depuis quelques heures, il est fort probable que le col soit dilaté de plusieurs centimètres. Si c’est le cas, vous partirez immédiatement en salle de travail. Dans le cas où vous êtes partie à la maternité dès la survenue des toutes premières contractions, le col n’est certainement pas beaucoup dilaté : vous serez alors emmenée dans une salle de préparation.

- Parfois, il arrive que la poche des eaux se rompe avant même le début des contractions... Pas de panique ! Dans ce cas, vous serez hospitalisée dans la foulée car bébé est exposé à un risque infectieux plus élevé. Ne soyez pas inquiète, dans 80% des cas, le travail se déclenche spontanément dans les 24h qui suivent la perte des eaux. En cas d’absence de contractions passé ce délais, le médecin peut décider de déclencher artificiellement l’accouchement.

Après l’arrivée à la maternité, la future maman est placée sous monitoring : il s’agit d’un appareil muni de deux capteurs placés sur votre bidon tout rond. Il permet la surveillance de la fréquence des contractions et du rythme cardiaque du foetus.

La première phase : la dilatation

La dilatation est la phase la plus longue de l’accouchement, elle correspond à l’ouverture du col de l’utérus qui va de 0 à 10 cm.

Phase de dilatation avant l'accouchement Pour un premier accouchement, cette phase de travail dure entre 8h et 14h. Il est donc préférable de ne pas se précipiter à la maternité dès la survenue des premières contractions (on compte environ 1 cm de dilatation par heure). Pour le confort de la future maman, mieux vaut attendre et se reposer correctement à la maison plutôt que de partir trop tôt à la maternité et d’attendre dans une salle de préparation pendant plusieurs heures ! Chronométrez plutôt les contractions : partez à la maternité lorsqu’il s’écoulera 10 minutes entre chaque contraction. Cependant, chez les femmes multipares, la phase de dilatation est généralement moins longue : en-dessous de 8h.

La phase de dilatation est souvent redoutée par les futures mamans puisque ce sont les contractions utérines qui permettent la dilatation du col. Cette peur des contractions est un phénomène commun à presque toutes les femmes enceintes. La cause ? La douleur qu’elles provoquent... Mais ne soyez pas inquiète : gardez à l’esprit que chaque contraction surmontée vous rapproche de la naissance de votre petit bébé. La dilatation commence lorsque le col s’efface en totalité.

Au cours de la phase de travail, la future maman ne peut ni boire, ni manger. Elle est donc placée sous perfusion : ce qui lui apportera de véritables ressources énergétiques nécessaires pour la phase d’expulsion. Que vous soyez en salle de travail ou en salle de préparation, la sage-femme vérifiera toutes les heures l’ouverture du col de l’utérus. En cas de contractions trop douloureuses, vous pouvez bénéficier d’une péridurale... et sans vous sentir coupable ! En cas d’absence de progression du travail, une césarienne en urgence peut être envisagée, ce dernier cas de figure demeure néanmoins extrêmement rare.

Pendant cette phase de travail, les encouragements, l’affection, les mots doux et le soutien du futur papa seront une aide très précieuse pour la future maman...

La deuxième phase : l’expulsion

Lorsque la dilatation sera complète, c’est à dire, lorsque votre col sera ouvert de 10 cm, la sage-femme s’assurera que la tête de Bébé est bien engagée dans le bassin. Une fois ces deux paramètres vérifiés, place à l’expulsion ! Aie aie aie ? Non... pas de panique !

La phase d'expulsion - accouchement

Cette phase est en réalité très courte... mais extrêmement intense ! La durée de cette phase est en moyenne de 30 minutes. C’est au cours de l’expulsion que le futur papa peut être un véritable moteur pour la future maman.

Lorsque la sage-femme estimera la phase d’expulsion possible, elle vous guidera pour que vous puissiez mener à bien votre mission ! Ce sont les contractions utérines qui vont vous permettre de pousser au bon moment. Pour cette raison, quelque temps avant l’expulsion, la sage-femme diminuera la dose de substance anesthésiante de la péridurale afin que la future maman puisse ressentir la survenue de chaque contraction.

Si vous en doutiez, sachez que les contractions sont vraiment des alliées de taille pendant l’accouchement ! Elles vous seront très précieuses durant la phase d’expulsion. Chaque contraction pousse le foetus vers la sortie : si vous "accompagnez" la contraction en poussant lorsqu’elle survient, le bébé est doublement "propulsé" vers le bas ! Cette phase demande d’intenses efforts physiques, mais vous y arriverez. Le mental a grande influence sur les capacités physiques d’une personne. Le plus difficile lors de l’expulsion, c’est de parvenir à faire sortir la tête du bébé, c’est réellement le moment le plus dur... Une fois que la tête est visible, la sage-femme vous aidera manuellement à la sortir. Lorsque la tête est sortie, les événements s’enchaînent et tout va en réalité très vite : grâce aux contractions qui accompagnent l’ultime poussée finale, l’enfant est expulsé en totalité hors de son cocon ! La nouvelle maman n’a même pas le temps de réaliser que son bébé est né qu’il est déjà dans ses bras en train de pousser son tout premier cri (et pas le dernier !)... Profitez de chaque seconde, elles sont inoubliables et tellement intenses !

En cas d’efforts inefficaces d’expulsion ou de fatigue maternelle, le recours au forceps peut s’avérer nécessaire. Soyez tout de même rassurée, la majorité des accouchements se déroulent tout à fait naturellement !

La troisième phase : la délivrance

Après l’effort, le réconfort ! Après avoir vécu la phase de travail et celle d’expulsion, la délivrance est un véritable jeu d’enfant ! Cette phase ne dure généralement pas plus de 20 minutes.

Accouchement et délivrance

Pendant que la sage-femme s’occupe d’administrer les premiers soins au bébé, vient le temps de la délivrance... L’ultime phase et dernière étape de l’accouchement : l’extraction du placenta. Dans la grande majorité des cas, ce phénomène se produit naturellement, sans effort de la part de la nouvelle maman ! Le corps est une fabuleuse mécanique qui va favoriser l’apparition de très légères contractions. Ces dernières vont permettre à l’utérus de se contracter afin de l’aider à retrouver sa taille de départ. Mais pas que... ce sont également ces toutes dernières contractions qui vont permettre le décollement du placenta. Une fois expulsé, la sage-femme vérifie qu’il est bien complet.

Parfois, il arrive qu’une partie du placenta reste collée à l’intérieur... mais ce n’est absolument pas grave : la sage-femme l’enlèvera manuellement. Dans le cas où les contractions ne surviennent pas, on administre à la maman une dose d’ocytocine afin d’aider l’utérus à se contracter. Puis il suffit ensuite de pousser doucement pour expulser le placenta.

Et après ?

Après deux petites heures de surveillance, la maman, le papa et leur bébé sont enfin amenés dans la chambre. Des moments d’intimité vous y attendent. Vous voilà désormais plus qu’une femme, vous êtes devenue Mère. Un événement qui va changer toute votre vie...

Bravo à la Maman et à son Bébé... Sans oublier le Papa, qui a été également très courageux !




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4 commentaires

  • Syletha 2 janvier 2014

    Pendant toute ma grossesse, j’ai appréhendé l’accouchement, j’en avais peur... mais bizarrement, le jour J, j’étais toute excitée, je me sentais heureuse et je n’avais pas peur ! Une sage-femme m’a expliqué que cet état d’esprit "euphorique" était provoqué naturellement : lorsque bébé est prêt pour sortir, il sécrète une hormone qui influe directement sur l’état psychologique de la maman... Pour moi, ça a été le cas !

    Concernant la phase de dilatation... c’est vrai que c’est long et douloureux, surtout quand on se rapproche du moment de l’expulsion (dans mon cas, les contractions ont duré 10h). Mais ça s’est bien passé et je dois avouer que pour moi, c’était moins douloureux que ce que j’avais entendu et imaginé.

    Lors de l’expulsion, tout s’est très bien passé : ça a duré 25 minutes. Le plus difficile c’est effectivement de pousser suffisamment fort pour faire sortir la tête du bébé. Lors de l’accouchement, je ne savais pas trop comment pousser... La sage-femme m’a expliqué qu’il fallait pousser comme si on allait aux toilettes (à la selle). Une fois qu’on comprend comment pousser, c’est plus rapide et plus efficace. Pour me motiver et m’aider à être plus efficace lors des poussées, elle a d’ailleurs trouvé un super moyen : elle a pris un miroir et m’a demandé de pousser en regardant dans le miroir. Là, j’ai vu la tête de mon bébé qui apparaissait lorsque je poussais ! C’est à ce moment précis que j’ai réalisé qu’il fallait le faire sortir, c’est étrange, je n’avais pas vraiment réalisé avant de voir sa tête toute brune ! Ce petit miroir a été pour moi un véritable moteur : j’ai poussé et sa tête est sortie ! Ensuite, tout est très rapide : la sage-femme prend délicatement la tête de l’enfant et lorsque la contraction survient et qu’il faut pousser, le corps du bébé sort en entier et d’un seul coup ! C’est une sensation très étrange... à l’intérieur, tout le ventre remue ! Pour la phase de délivrance... elle est passée inaperçue pour moi ! J’étais tellement occupée avec mon bébé (à pleurer de bonheur !), que je ne me suis rendue compte de rien. La sage-femme m’a juste dit "ça y’est, le placenta est sorti, vous voulez le voir ?".

    Voilà, mon bébé était né... papa et maman étaient de véritables fontaines ! C’était mon premier accouchement et il s’est super bien déroulé... tout s’est fait naturellement !

  • Anonyme 4 janvier 2014

    Je suis à 7 mois de grossesse et je commence a pensé a l’accouchement. J’ai cette inquiétude de faire les gros besoin en poussant du coup je me dit je ne pousserai pas trop ! :/

  • Flora 6 janvier 2014

    Bonjour "Anonyme",

    je pense que vous n’êtes pas la seule à avoir cette inquiétude... En réalité, cette peur est l’une des 10 peurs les plus redoutées pendant l’accouchement : Faire caca sur la table pendant la poussée ! Pas de panique... ça arrive très rarement. Mais ce sujet demeure parfois un peu tabou puisque cela relève de la sphère intime et très privée d’une personne.

    D’un point de vue personnel, c’est vrai que c’est embarrassant. Mais sincèrement, les sages-femmes sont préparées à ce type de situations et lorsque ça arrive (dans peu de cas !), elles n’y font même pas attention : ce sont les risques du métier :) Le plus important étant de faire sortir bébé sans qu’il y ait de complications.

    Pour vous rassurer, sachez que le jour de l’accouchement, on donne un laxatif à la maman en début de travail afin qu’elle puisse se vider les intestins. Cela réduit très fortement les risques ! Vous pouvez aussi aller à la selle à la maison juste avant de partir à la maternité... ce sera moins gênant et moins stressant pour vous. Dans ce cas, prévoyez un laxatif type Microlax ou un suppositoire à la glycérine (pas autre chose, ce sont les deux seuls autorisés !) que vous garderez précieusement jusqu’au jour où vous ressentirez les premières contractions.

    Au moment de l’expulsion, la sage-femme vous demandera elle-même de pousser comme-ci vous alliez aux toilettes : elle est donc consciente qu’il peut y avoir des fuites. Mais c’est le seul moyen efficace pour faire sortir un enfant ! Lors d’un accouchement, la maman se dévoile à tous les niveaux : aussi bien physiquement (les seins, le vagin...) que psychologiquement (peurs, cris, énervement, pleurs...)... Mais le jour J, on oublie tout ça pour se concentrer sur l’essentiel : faire sortir bébé ! Ne vous inquiétez donc pas.

    Il ne faut surtout pas moins pousser le jour J par peur de faire caca sur la table d’accouchement ! La sage-femme pourrait être obligée d’avoir recours au forceps pour extraire bébé si la maman ne fait pas suffisamment d’efforts. Soyez détendue, moi-même j’ai eu cette peur le jour de l’accouchement et pour autant, ce n’est pas arrivé ! Ce genre de situation n’est absolument pas systématique.

    Mais si malgré tout, vous venez à faire la grosse commission sur la table, ce n’est pas grave du tout : les sages-femmes ont déjà été confrontées à ces choses bien avant vous ! Elles ont l’habitude. Une femme qui donne la vie à son bébé n’a pas à rougir de faire caca sur la table d’accouchement, c’est si peu de choses à côté de la naissance d’un vrai petit "miracle", votre bébé.

  • Mathilde 21 décembre 2015

    Tout à fait d’accord avec Syletha, j’étais dans un état euphorique pour l’accouchement :-)
    C’est beaucoup grâce au papa, à Bebetou, aux cours de préparation à l’accouchement et au yoga que j’ai eu un accouchement serein pour mon premier enfant.
    Je n’ai pas su reconnaître les vraies contractions, heureusement que mon compagnon a insisté pour aller à la maternité, arrivés là-bas la dilatation était à 3 cm. Tout s’est enchaîné assez rapidement (10h en tout depuis le début des contractions à la maison).
    Une fois à la maternité j’ai eu un peu de monitoring puis j’ai pu aller dans ma future chambre pendant 2 heures et remonter ensuite pour un nouveau monitoring puis prendre un bain pendant 2 autres heures. Je dormais de nouveau sous monitoring entre 2 contractions quand la poche des eaux s’est rompue et hop ça a été le moment d’aller en salle de travail. La poussée à duré à peu près 30 minutes, le tout était de trouver dans quelle position pousser le plus efficacement.
    La douleur n’était pas du tout insupportable, un peu comme des crampes qui remontent des cuisses et vont dans le ventre. J’ai donc eu la chance de pouvoir me passer de péridurale.
    C’est extraordinaire lors de la poussée, à un moment il y a une grande chaleur, comme un puits de lumière, et juste après le bébé sort.
    Je souhaite à toutes un accouchement comme le mien ! Restez zen, c’est un moment magnifique !