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Comment préparer l’aîné à l’arrivée du bébé ?

Il va être grand frère ! Elle va être grande sœur ! Les parents sont fous de joie à l’idée de passer du "trio inséparable" au "format familial". Paradoxalement, vous vous sentez tout de même un peu inquiète pour votre 1er enfant… parce qu’après tout, le venue du nouveau-né risque de tout chambouler. Lui qui est le petit va devenir subitement le grand. Comment préparer l’aîné à l’arrivée du 2ème ? On vous propose de découvrir dans cet article 10 commandements pour l’aider à franchir cette étape clé de la vie de famille.

Les 10 commandements pour préparer l'aîné à l'arrivée de bébé

Bébé 2 est dans votre ventre bien au chaud... Mais comment va réagir le 1er ? L’arrivée d’un second bout’chou peut engendrer chez le grand de nouveaux comportements tels que la jalousie, la régression, la colère. Certains enfants seront très enthousiastes et d’autres complètement indifférents. Mais tous comprendront que leur quotidien va changer. Des attitudes parfaitement normales témoignant du bon fonctionnement de l’aîné pour réaménager sa place dans la tribu. Si l’expérience de la fratrie est un magnifique cadeau que vous faites au 1er, il lui faudra tout de même un peu de temps pour remettre ses idées en place. Voici un listing de quelques astuces pour l’aider.

Les 10 commandements pour préparer l’aîné à l’arrivée du bébé

Préparer le 1er à la naissance du 2ème

1 : Le bon moment, tu choisiras

A la question quand et comment annoncer la venue d’un bébé au 1er, il n’y a pas règles précises.

Vous pouvez décider d’attendre l’entrée dans le 3ème mois de grossesse réglementaire pour être certain que le foetus est en bonne santé. Ou non. Vous pouvez aussi annoncer l’heureux événement lorsque vos nouvelles formes deviennent plus visibles. Il faut également prendre en compte le caractère de votre enfant et son âge. Pour un tout petit, la notion du temps est étrangère, l’attente peut donc lui sembler interminable si vous lui annoncez dès le début de la grossesse. A contrario pour un plus grand, attendre trop longtemps avant de lui dire est risqué car il pourrait surprendre une conversation et découvrir le pot aux roses de lui-même. Sans oublier qu’il peut pressentir que quelque chose se trame derrière son dos et être déstabilisé qu’il puisse y avoir entre vous des cachotteries. Finalement, le meilleur moment… c’est votre cœur de maman (de papa aussi !) qui le choisira. Vous vous connaissez et vous connaissez votre enfant mieux que personne. Faites-vous confiance ! Mais n’oubliez pas de choisir un moment où il sera parfaitement disponible. La manière ? Là aussi c’est à vous de voir. Il est préférable d’évitez de tourner autours du pot et de lui dire la chose sans faire de détours ! Vous pouvez opter pour la simplicité mais aussi l’humour. Enfin, sachez que votre état d’esprit et le ton de votre voix sont essentiels pour annoncer la venue du bébé ! S’il vous sent angoissé, il risque de le devenir lui-aussi.

2 : Ton enfant, tu rassureras

Vous devez expliquer à votre aîné que l’amour d’une maman ou d’un papa n’est pas comme un gâteau qu’il faut partager en part égale. Cela signifierait que plus il y a de mangeurs et moins il y a de gâteau ! Le coeur d’un parent ne se divise pas par le nombre d’enfants qu’il y a… mais il se multiplie à chaque nouveau bébé ! Plus on donne de l’amour, plus il y en a. Ce que votre bout’chou a besoin d’entendre c’est à quel point vous l’aimez… dites-lui. Même si vous avez l’impression de radoter. Il a besoin d’entendre que votre amour pour lui ne change pas, ne varie pas. A la découverte du bébé, le grand va forcément ressentir de nombreuses choses… et des comportements nouveaux vont émerger pouvant vous déstabiliser dans votre rôle de parents. Il pourra y avoir de la jalousie, de la rivalité, des colères, des angoisses… tout cela est normal et constructif. Une fois qu’il aura passé ce cap, il en sortira grandi !

10 astuces pour préparer le 1er à l'arrivée du 2ème

3 : Le bon état d’esprit, tu adopteras

Quand on est maman, on a tendance à culpabiliser. Mais elle est vicieuse cette culpabilité, il ne faut jamais la laisser entrer. Ce n’est pas parce que vous attendez votre 2ème bébé que vous trahissez le 1er ! Au contraire… c’est le plus beau cadeau que vous lui faites à votre grand ! Vous construisez une famille. Une fratrie. Vous allez apprendre à vos enfants comment tisser le lien fraternel : c’est leur apprendre à se connaître, à se comprendre, à s’aimer et à se respecter. C’est l’apprentissage de l’altérité. Dans cette belle aventure de la maternité, votre état d’esprit fera toute la différence. Ces conduites totalement nouvelles ne pronostiquent en aucun cas une mauvaise relation entre l’aîné et le bébé. Sauf si les parents sont angoissés et que leurs angoisses viennent conforter celles de leur grand. Soyez justement cette femme et cet homme épanouis et positifs, vos enfants en seront directement impactés et dans le bon sens !

4 : A verbaliser ce qu’il ressent, tu l’aideras

Colère, jalousie, agressivité, angoisse, rivalité… C’est ce que l’aîné ressent au fond de lui mais qu’il ne parvient pas à exprimer avec des mots. Cependant, il réussit quand même à extérioriser ses sentiments : en faisant plus de bêtises qu’à l’accoutumée, en vous provoquant ou encore en ignorant le bébé. Tiens, justement, ce bébé il ne l’imaginait pas comme ça. Et le voilà dans son petit lit à dormir. Mais il ne sert à rien ! Il ne sait ni parler, ni jouer… mais juste à pleurer ! Aujourd’hui, le grand voit ce nouvel arrivant comme un intrus dans sa famille, comme un perturbateur qui vient tout chambouler dans son univers ! Un voleur de parents et d’amour. Voilà. C’est dit, ça fait du bien. N’avez-vous jamais eu des fardeaux sur le coeur ? Et ressentir comme un soulagement lorsque vous aviez vidé votre sac ? C’est exactement la même chose avec votre 1er enfant. Aidez-le à verbaliser son hostilité vis à vis du nouveau-né. Comme le disait l’écrivain français et psychosociologue Jacques Salomé, il suffit de “Mettre des mots sur des maux”. C’est vous, en tant que parent, qui pouvez l’aider : l’idée étant d’aller se promener sur ce chemin des mots ensemble pour l’aider à panser des blessures. Laissez votre grand s’exprimer librement : il a le droit d’être inquiet, fou de rage ou de joie. Mais expliquez-lui bien que ce bébé n’y est pour rien dans sa colère et que c’est vous qui l’avez voulu. De même, vous êtes les parents. C’est vous qui gérez le bébé ! S’il a envie de donner le biberon ou de lui mettre ses chaussons, c’est merveilleux. Mais pas question qu’il devienne la nounou du nouveau-né.

5 : Plus compréhensif, tu seras

Comment aider son aîné à mieux accepter le bébé ?

Faites preuve de patience, de souplesse, de compréhension et essayez d’éviter de trop gronder (veillez à ce qu’il ne dépasse pas les bornes non plus !). On lui avait promis un copain de jeux. Mais pas du tout... Non… Il ne joue pas ce bébé ! Pourtant, maman et papa passent tellement de temps avec lui. Votre aîné semble déçu, il ne s’attendait pas à “ça”. Il n’est pas question d’amour là, mais de désillusion. Et votre grand a tout à fait le droit d’exprimer sa surprise et sa déception. Evidemment, il a attendu ce petit frère ou cette petite sœur avec tout autant d’impatience que vous et s’était fait une idée bien précise de ce petit-être qui ne correspond finalement pas du tout à ce qu’il avait imaginé. Faites preuve de souplesse ! Utilisez l’humour pour désamorcer les choses. En fait, ce bébé il l’aime déjà. Et il s’identifie à lui. Il veut même en re-devenir un dans l’espoir de renouer avec les joies du maternage. Oui, il régresse pour être comme ce nouveau-né qui intéresse tout le monde. Il veut faire pareil parce qu’il l’aime. Acceptez qu’il joue le bébé un petit peu, faites preuve de compréhension. Il va vite se rendre compte que ce n’est pas si drôle d’être un bébé ! Sachez également faire preuve de patience. Il est bien normal que votre loupiot se sente quelque peu détrôné avec l’arrivée du bébé 2. Durant les semaines qui suivent la naissance du petit frère ou de la petite sœur, ne paniquez pas, ne vous énervez pas et essayez de le comprendre et d’être patient. Tout rentrera dans l’ordre quand il comprendra que vous, vous êtes resté pareil vis à vis de lui. De même, si un jour, sans faire exprès, il fait un mouvement un peu brusque et que ça fait pleurer le bébé… ne lui dites pas “tu es méchant, tu as fait pleurer ton frère (ou ta sœur). Il pourrait se conforter dans l’idée que papa ou maman ne l’aiment plus autant. Expliquez-lui plutôt que le nouveau-né est très très fragile et que certains gestes peuvent le blesser.

6 : Le valoriser, tu devras

L’aîné a eu le privilège d’avoir papa et maman rien que pour lui. Le dernier ne pourra pas en dire autant :) Bien vite, il va se rendre compte des bénéfices d’être le grand de la famille et il sera fier d’apprendre tout ce qu’il sait au petit (même les bêtises !). Offrez-lui des avantages que le nouveau-né n’aura pas : un cinéma, aller au restaurant… Rappelez-lui l’air de rien des choses qu’il peut faire parce qu’il est grand et que le bébé est trop petit pour faire comme jouer à l’aire de jeux, manger des bonbons… Votre 1er enfant a besoin de comprendre que vous ne l’avez pas remplacé. Il a besoin d’être mis en valeur aussi. Vous pouvez insisté sur le fait qu’il est grand et connaît plein de choses et que le bébé a vraiment de la chance d’avoir un modèle comme lui !

6 : Lui consacrer du temps, il faudra

Bébé va vous accaparer et c’est normal. Lui aussi a besoin de vous. Néanmoins, profitez de chaque occasion telle que les heures de sieste du bébé, pour passer un moment de temps privilégié avec le grand. Il a besoin de ces tête-à-tête avec vous pour vous retrouver et pour réaliser que même avec le bébé en plus, papa et maman l’aiment autant qu’avant et ont eux aussi besoin d’être avec lui. L’idéal serait que vous puissiez échanger les rôles avec le papa pour pouvoir passer chacun des moments privilégiés rien qu’avec l’aîné. Par exemple, quand maman s’occupe du bébé, papa en profite pour se faire une sortie foot avec le loupiot ou un cinéma ! Et quand c’est au tour de papa de pouponner, maman emmène le grand manger une glace ou faire un tour de manège. L’aîné a besoin de sentir qu’il est unique et irremplaçable à vos yeux. A ne pas oublier : lorsque bébé aura grandi et qu’il aura entre 1 an et 2 ans, il prendra davantage de place et voudra faire sa place dans la famille. Dès lors la jalousie peut être à son paroxysme. Il faudra être particulièrement vigilant et ne pas hésiter à multiplier les activités et sorties avec l’aîné uniquement pour qu’il se sente toujours spécial à vos yeux.

7 : La séparation dû à l’accouchement, tu éviteras

Lorsqu’un 1er bébé naît, il arrive fréquemment que les deux parents se retrouvent ensemble à dormir à la maternité. Les établissements prévoient généralement des matelas d’appoint pour permettre au père de rester avec sa femme et son nouveau-né. Mais voilà… lorsque le 2ème bébé arrive, il y a le 1er qui est là et on ne peut plus faire pareil. A l’accouchement, essayez de conserver un maximum votre cadre de vie habituel. Il ne faut en aucun cas que l’aîné se sente exclu de cette naissance. Mieux vaut par exemple éviter de le mettre en garde tout seul pendant 4 jours chez les grands-parents (même si au passage, il les adore !). Il faut qu’il se sente inclus dans cet heureux événement : vous passez d’un beau trio à un quatuor, à une vraie petite famille. Maman reste à l’hôpital avec le nourrisson. Papa reste avec le grand à la maison… il sera heureux de partager des moments privilégiés avec son père et fou de joie de participer en venant voir maman et le bébé tous les jours à la maternité. Prenez le temps de lui expliquer pourquoi vous êtes à l’hôpital avec le nouveau-né, la durée de votre séjour et communiquez-lui l’impatience que vous avez de le retrouver à la maison !

8 : Lui montrer des photos et des vidéos, tu devras

Un peu de nombrilisme… allez ! Les bout’choux adorent se voir en photos et en vidéos. Montrez à votre chérubin des clichés de lui bébé afin qu’il comprenne que lui aussi a eu son moment de gloire ! Vous pouvez sortir le faire-part de naissance, le fameux bracelet de la maternité… tout est bon pour qu’il comprenne que vous conservez précieusement tous ces objets qui vous rappellent les moments où il était encore un minuscule bébé. Oui, racontez-lui comment il était, ce à quoi il jouait, comment vous vous en occupiez, faites-lui part d’anecdotes rigolotes… dites-lui aussi à quel point il était mignon (et qu’il l’est toujours) car c’est aussi ce qu’il entend lorsque l’on parle du nouveau bébé !

Expliquez la valeur d'une fratrie

9 : La richesse d’une fratrie, tu expliqueras

L’arrivée de ce 2ème bébé fait passer l’enfant unique au statut d’aîné. Wahou… une vraie promotion familiale ! Votre bout’chou ne connaît pas encore la valeur d’une fratrie mais il en fera l’expérience dans les mois et les années à venir. Il serait peut-être judicieux d’évoquer avec lui des exemples de familles qui se sont agrandies. Si vous n’êtes pas enfant unique, racontez-lui des souvenirs et des bêtises que vous avez fait avec vos frères et sœurs quand vous étiez encore ce loupiot vaillant et intrépide. Valorisez le jeu, les expériences rigolotes, les petites confidences à ne pas répéter… tout ce qui peut renforcer votre lien et construire son image de la fratrie. N’omettez pas d’évoquer également les engueulades et les rivalités. Parce que c’est la réalité et qu’il ne faut enjoliver le tableau ou fausser les choses. Il faut que votre 1er comprenne qu’il y aura des moments de bonheur et parfois des épisodes un peu moins drôles. Enfin, vous pouvez acheter des livres et vous appuyer sur plusieurs supports ! De jolies histoires existent sur la naissance d’un bébé dans une famille.

10 : Le faire participer, il faudra

Pendant la grossesse et après l’accouchement, votre grand vous voit en train de courir et de vous affairer pour le bébé ! Il y a de quoi se sentir un peu déboussolé et exclu dans tout ça. Si votre enfant ne peut pas vous accompagner aux visites prénatales par exemple, il peut venir de temps en temps avec papa et vous attendre dans la salle d’attente… histoire de se familiariser avec la maternité et de sentir qu’il a sa place dans cette nouvelle grossesse. Quand vous préparerez la chambre du petit frère ou de la petite soeur, demandez-lui son avis… posez-lui des questions. Peut-être sera-t-il d’accord de faire un dessin que vous accrocherez ensuite au mur de la chambre. Il y a fort à parier qu’il prête de lui-même l’une de ses peluches pour le bébé. Vous allez forcément ressortir les affaires de votre 1er : jouets d’éveil, porte-bébé ou écharpe de portage, vêtements… c’est l’occasion d’échanger et de lui reparler de tous ces beaux moments vécus avec lui. “Tu vois ce mobile… c’est celui qui tu avais dans ton berceau pour t’endormir” ou encore “oh regarde ce bonnet de laine… c’est ce que mamie t’avait tricoté pour que tu aies bien chaud à la maternité”.




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